— Oh Gosh !

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Chroniques

Kiosk Records, label Parisien né en 1998 lance sa seconde compilation. Bye bye la section hip-hop du premier volume, cette compile est à 95% Bass Music, 100% productions françaises ! Et on a de quoi faire en France niveau Bass Music.

Commençons par le commencement, belle intro spatiale de la part de Pushy!, entité de la Bass Music française et des scènes underground, puis Kinahmi pour un titre dubstep ‘Headz’ à l’atmosphère lourde et dépouillée. On enchaîne avec une production de Dj Absurd, rudeboy plus habitué au Dubstep/Bassline ravageur de dancefloors qui nous  propose avec son ‘Slipman’ un dubstep progressif avec wobble drôlement traitée, good job. On muscle un peu le jeu avec Sa Bat Machines et son massif ‘Parker’, gros kick et grasse wobble aboyante, titre puissant ! Passons au titre d’Hupsydown, ‘Skp’ qui fait bien mal également. Ambiance suburbaine jamaicaine (!?) pour cette tune dubstep barrée, sample vocaux fous, ça y est on commence à taper fort du pied sur le bitume. Le titre dubstep futuriste de Loan, ‘Rotten Pot (Grigri Breakers remix edit)’ est gavé de petits bruits distordus, samples filtrés aux échos dub. Le titre de Funny Ox ‘Shockwave’ version dubstep, rude alchimie entre les douces mélodies et l’ambiance dark / acid, belle pression mentale ! On continue avec Urk, mascotte fluorescente du gang Bass Society, s’étant inspiré pour ce titre d’un film complètement piné (sérieux) New Kids Turbo, bouffonerie sociale hollandaise qui vaut son pesant de cacahuètes dans le monde des nanars (mélangez Ali G et Steak et vous y êtes). A l’image du film son titre ‘TurboBass Folks’ est bien débilos, dubstep sautillant à ne surtout pas prendre au sérieux, ami(e)s du future garage, vous pouvez retourner dans votre salon de thé préféré. Arrive la tune qui m’a rendu fou, ‘Primate’ par Mr Casual le plus français des producteurs anglais est énorme, dub-techno mentale lancinante, la pression monte et ne redescend pas, la Bass est monstueuse. Et on continue dans la bonne humeur mais surtout dans la qualité avec Lam-C (jeune activiste au sein du crew Atz) et son ‘Ectoplasma’, belle prod’ dubstep de chez dubstep menée avec brio, à glisser entre un Kryptic Minds et un Von D les doigts dans le nez (ça devrait lui faire plaisir comme comparaison). Mince, voilà le titre 11 sur la compile, Apoplexie et sa ‘technobitch’ ne me parle pas vraiment donc je zappe. Autant passer directement à la grosse race Neurofunk de Contact nommée ‘Missile (FC version)’ si vous aimez Phace ou les vieilles prod’ de Spor, vous ne serez pas déçu, ça envoie du bois, et pas de la cagette ! Plus puissant encore, Niveau Zero et son ‘I Believe In…’ tiré de son album ‘In Sect’ (sorti chez Ad Noiseam). Piquant dubstep breaké mélangé à ses influences métal, ce titre commence par un sample d’homme torturé… sympa :) ! 14ème track de cette compil, K.Gol ‘Big Head (FC version)’ à la sauce b’more bien mongoloïde, sautillant à souhait, pour les grands et les petits. On fini ce Force Coming Volume 2 dans le calme et la volupté, avec Hybu et son future garage atmosphérique très mélodieux et plutôt reposant, très finement produit. Et pour finir un titre trip-hop instrumental magnifique de Dj Ritch (scratcheur de Sa Bat Machine) où se marient à merveille scratchs et samples de cuivres, guitares et vocalises.

Pour conclure, j’ai été très ennuyé à la fin de la première écoute de cette compilation, après la seconde aussi, et après la cinquième fois encore plus. Une compil’ dont quinze titres sur seize me plaisent, c’est très déstabilisant. La sélection des titres est franchement très bonne mais c’est surtout la qualité des productions et le mastering de celles-ci qui fait bien mal ! A l’heure où l’on retrouve beaucoup de titres sur la toile masterisés par des amateurs sourds, les oreilles de Kiosk Records n’ont nullement été altérée par des années de free party, la qualité sonore est quand même importante dans la musique non ??

Sortie digitale : 10 janvier 2012 ICI
Sortie cd : fin janvier

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G’Yeaaah ! Matthew Gonsalves AKA Matty G, pionnier du dubstep westcoast vient de sortir chez Dub Police son nouvel Ep, Back to the Bay. Présent dans la scène depuis des années avec des tubes massifs comme 50,000 Watts et West Coast Rocks remixés par Caspa pour n’en citer qu’un, Matty sort un 5 titres teinté Hip-Hop, lent aux basses optimisées pour la 64 Impala. Première track, le singeul, Back to the Bay, pose les bases direct (clip en bas). Trompettes héroïques pour cette marche vers la Bay (oui oui celle d’Otis), hymne victorieux à la douce mélodie synthétisée. La seconde tune a été fabriquée avec Subscape, acolyte du label Dub Police, sample vocal de B.I.G (Runnin’ Ft 2Pac) distordu en mode shopped and screwed, synthé influencé par les bonnes vieilles productions westcoast 90s de mecs comme Soopafly ou Fred Wreck, big tune !! On enchaîne avec Jam like a tek, même ambiance toujours aussi lourde, avec cette fois un sample vocal de Tek9. Ooohh Baby, balade g-funk deeeeeep donne un peu de rêve, du pur soulstep qui se mixera volontier avec du Von D, wicked. Et la ballade continue avec une tune très deep, rappelant la « purple music » d’un certain Joker avec une dose de dub supplémentaire. Le Ep se termine avec Caetano Ft Roommate, tune encore plus deep, du gros calinstep qui conclut l’album avec finesse. Une sortie qui plaira à tous les amateurs de hip-hop et de dubstep.

Matty G & Ugene – Back to the Bay

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par m3t4 (@m3t4music)

Bon, je vais pas vous la faire, je n’avais jamais entendu parler de The Black Dog avant de coller mes oreilles sur « Liber Dogma », et une rapide recherche sur (notre site de) discog(raphie favori) aura vite fait d’éclairer ma lanterne. A l’origine le groupe était formé de 3 compères, dont 2 sont partis former le groupe Plaid entre temps, tandis que l’autre a ramené 2 de ses potes pour maintenir la formation. Résultat : the Black Dog à un passif de plus de 20 ans de production. Pas étonnant que les gars ne ressemblent pas à Justin Bieber (!) et a défaut d’avoir des groupies impubères, les membres du chien noir peuvent se targuer d’avoir retourné les dancefloors les plus sombres et underground de la planète techno. A priori, cet album retranscrit particulièrement l’énergie qui suinte de leurs prestations live. Ok now shut up, press play…

Ouverture qui me rappelle beaucoup le Scuba d’il y a environ trois ans, de jolis accords et notes de synthé, un son mélodieux et simple, tout est à sa place, c’est clean, on décolle… ou plutôt on s’enfonce : comme un dernier coup d’œil vers l’horizon avant de descendre dans le club / le bunker / la rave … et ce sont des percussions à la Shackelton qui nous accueillent : l’analogie reste anecdotique à vrai dire, car plus on pénètre et plus on palpe la substance même du son de The Black Dog : minimale et progressive, la vibe infecte n’importe quelle oreille disposée et fait des miracles.

Ce qu’il me semble important de souligner, c’est qu’il n’y a absolument rien de surfait dans cet album : la maturité du groupe y est sans doute pour beaucoup. Les bruits blancs et autres textures industrielles nous rappelle qu’on n’est pas à Disneyland,  et c’est avec délectation que l’on se laisse entrainer par le groove calé au millimètre, le kick qui claque juste comme il faut et des mélodies simples, personnelles, hypnotiques et efficaces (quand il y en a).

Au final tout s’enchaine dans une mécanique très bien huilée, sans accros, c’est limpide et propre : particulièrement bien équilibré, cet album est certainement un voyage singulier dans l’univers techno underground. Très loin d’être une suite de maxis sans queue ni tête, ce disque développe une réelle saveur et un message qui lui est propre.  La messe est dite, « Liber Dogma » se place dans mon top 10 des sorties de cette année et est sans aucuns doutes l’un des meilleurs albums de techno qu’il m’ait été donné d’écouter.

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Pour celles et ceux qui connaissent un peu le site, vous avez remarqué qu’on ne parle pas souvent de musique « vener », mais nous sommes loin d’être fermé à ses genres musicaux, c’est juste qu’on aime bien le calme, aussi. Chronique violente, action.

Les 2 « joyeux lurons » de la hard drum and bass, messieur Hidden & Eye-D alias The outside agency sont de retour avec l’album « Peer to peer pressure » sur PRSPCT recordings qui met de bons pains dans l’estomac. Et oui, ayant grandi en Hollande, sainte patrie du gabber, de la superskunk et des taz, ils ne se  sont pas vraiment lancé dans le liquid funk. Ca tape, c’est violent, ça peut faire saigner du pif, mais les mélodies sont toujours là permettant à leurs victimes de danser sans se taper la tête contre le sol. On est loin d’une musique bourrine mongoloïde, Hidden et Eye-D vont plus loin que ça, jonglant entre le breakcore (Rain, Battlefield), la neuro-funk (Chemical dreams), le hardstep, le hardcore et l’acid trance (Beholder) ; on reste loin du pays des bisounours. Il y a même un titre drumstep bien barré, Time Device et un autre avec un break dubstep, Speed bump, qui met une énorme pression et finit en hard tek.

Un album plutôt bien foutu, certains titres moins inspirés que d’autres mais une belle oeuvre dans sa globalité. Si vous commandez l’album vinyle (4×10), vous recevrez l’album cd en cadeau. Mais pas de pin’s.

 

Eye-D& DJ Hidden
PRSPCT Recordings Peer to Peer Pressure – Including CD ALBUM  

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Jack Stevens aka Sully, producteur Londonien, a sorti son album tout récemment sur Keysound Recordings. Et quel premier album !! Bass music hybride où se mélangent le son 2 step londonien, le footwork venu de Chi’town, et le kuduro angolais, le tout traité avec une certaine finesse il faut dire. On connaissait ses qualités de producteur 2 step avec des tunes comme Give me up (2nd Drop Records – 2008) signée sous le nom de Sully Shanks, ou encore dubstep mystique avec l’énorme Faith sortie sur Harmitage. Mais le raz de marée footwork est venu jusqu’à lui, et il a réussi à traiter ce genre musical un peu bancal avec brio.

L’album commence en 2 step, l’enchaînement des 2 premiers tracks, it’s your love et hearts, est une parfaite mise en jambe, bass soutenue, sample vocaux parfaits, ça commence plutôt bien. S’en suit in some pattern, attention les oreilles, hautes fréquences en rafales sur une pure rythmique, un gros break jungle, ça secoue ! Pause tropicale avec encona, puis le tribal let you aux vocalises mystiques entre en jeu. Un des meilleurs morceaux de l’album, taillé pour le dancefloor. Changement de destination, bienvenue dans le ghetto de Chicago avec les 4 tunes suivantes, scram, i know, trust et bonafide, sont des tunes footwork/juke. Et pas les plus mauvaises, loin de là. Comme je disais plus haut ce style musical « bancal » car produit par des kids qui ne pensaient pas vraiment la structure de leurs morceaux, rassurez-vous, ils y travaillent. Sully prouve qu’avec un petit effort d’ »écriture », ce genre musical pourrait être beaucoup plus populaire. Mais tout en gardant des basses saturées et des samples usés, le footwork doit sonner ghetto ! L’album se termine avec exit, un mélange de Burial et de juke… planant.

Un très bon album que je recommande.


Tracklist :

1. It’s Your Love
2. 2 Hearts
3. In Some Pattern
4. Encona
5. Let You
6. Scram
7. I Know
8. Trust
9. Bonafide
10. Exit

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Calibre sort à la fin du mois son nouveau 4 titres, Hummer Ep, sur le sous-label de Samurai Music, Red Seal. Red Seal qui a révélé il y a peu au grand public le duo Tokyo Prose, fils spirituels de l’Irlandais Dominick Martin aka Calibre.

Calibre est un des pères de la liquid funk, « genre » de drum’n bass où les basses profondes se mélangent à des chants soul et à des sonorités samplés dans le jazz ; piano, saxophone etc… Un style que j’apprécie énormément et qui n’a, malheureusement pour certains, que très peu évolué. Calibre sort donc le 29 août prochain ce 4 titres. En ouverture, pour tester le soundsystem, le gros Hummer aux impressionnants suburbasses ! Rythmique simpliste, laissant place aux fat vibrations, doux échauffement avant le sautillant Dog Shit (oui oui, caca d’chien).Une des tunes les plus dansantes de mr Calibre de ces 5 dernières années. Puis vient le fantastique Free your mind, comme souvent sur les ep de Dom’, un titre ressort radicalement du lot. Nappes cosmiques, voix filtrées en fond, et big fat muthafuckin’ bass inna di area. On s’envole littéralement à l’écoute de cette merveille. On finit avec Touch Me, track plus profonde de cet opus à la rythmique intense !

Pas un ep révolutionnaire pour Calibre mais du très bon Calibre, et quand on aime le style de ce producteur depuis des années, on ne cherche pas forcément à être surpris ! A prévoir dans la wishlist donc pour les liquid addicts, sortie officielle prévu le 29 août mais pour les impatients quelques test presses sont dispo ici : http://www.surus.co.uk/samurai-music

Calibre – ‘Hummer’ EP / Samurai Red Seal – REDSEAL012 / 2X12″ / Digital

A: Hummer
B: Dog Shit
C: Touch Me
D: Free My Mind

03/08/2011 -> Very limited Test presses available from the official online Samurai Store at Surus - 

29/08/2011 -> Limited white vinyl 2×12″  / Black vinyl pressing 2×12″  / Full digital release

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Oi !!

Après des mois de promotion et de tournée mondiale pour Magnetic Man avec Benga & Artwork, Skream revient en solo pour notre plus grand plaisir !! Ciao les featurings popstep avec Katy B, Oliver is back et ça claque !! Son dernier ep 4 titres nommé « Skream ep » est sorti le 6 juin sur son label, Disfigured Dubz. Bonne nouvelle, après son projet Magnetic Man populairement putassié à souhait. Et oui, si le dubstep est aussi populaire de nos jours, c’est un peu (beaucoup) de sa faute. L’album du trio partageant le public dubstep, moi le premier. Mais ils ont eu raison, les artistes électroniques durent rarement plus de dix ans, et quand on est demandé comme eux, autant en profiter ! Skream est-il un bon gestionnaire ?? Va-t-il se faire plumer par un manager crapuleux ? Réponse dans quelques années ;)

Passons à ce fumant Ep. La 1ère track est la plus surprenante, back to the rave avec « Hats off » !! Piano endiablé, rythme uk hardcore et grosse montée acid au programme. Et il n’est pas le seul à retourner aux sources, un gros retour au son « rave » se profile en Angleterre. Vous aurez enfin une raison valable de porter du fluo. Les trois suivantes reprennent le même thème, la destruction ! Godzilla attaque Croydon, planquez-vous ! Les kicks sont faaats et te donnent une foutue envie de taper du pied très fort… attention aux talonnades les enfants ! C’est du lourd, du très lourd, qui aurait pu sortir sur un label « raffiné » comme Hench records, Jakes n’aurait pas hésité une seconde. Un ep qui s’est jeté dans mon bac de disques et qui n’est pas prêt d’en ressortir, sauf éboulements. Extraits ici :

Disfigured Dubz 006
a: Hats Off
b: Heavy Hitter
c: Rigging
d: Sea Sick.
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